Le groupe Umoja mène des activités de sensibilisation et d’éducation à la paix et la lutte contre les violences sexuelles à travers le théâtre, la danse et la percussion. C’est en réponse au contexte tendu de la situation sécuritaire à l’Est de la RDC.
Lors de la semaine vibrante tenue à Bukavu par le centre culturel Délia Ndaro, l’artiste Furaha Birindwa, responsable du groupe Umoja a soutenu que le spectacle ce spectacle « Cri de la femme violée » mêlé à la percussion et danse donne de la force à toutes les femmes qui ont traversées des moments difficiles en dénonçant les violences, dont sont victimes les femmes.
« Les hommes qui pensent que les femmes violées ne valent plus rien, quelque part, ils sont responsables de leurs souffrances. Il y a une vie après », dit-elle.
Des paroles fortes, empreintes de douleur, mais aussi d’espoir, portées par le désir d’un avenir plus juste, tel est le but poursuivit par le spectacle « les larmes d’une femme violée ».
Dans une démarche symbolique et patriotique Umoja a choisi d’arborer un accoutrement inspiré du drapeau de la République Démocratique du Congo, exprimant avec force son aspiration à voir la paix revenir dans la région de l’Est du pays, notamment au Sud et au Nord-Kivu.
Elle remercie de ce fait le centre culturel Délia Ndaro qui a offert une précieuse opportunité de s’expression libre en tant que femme et de transmission des messages de sensibilisation et lutte contre les violences sexuelles dans les régions en conflits en République Démocratique du Congo.
David BYADUNIA.